• Entrez votre e-mail:
  •  
contact
email:
infos@camerasud.ch
téléphone, fax:
027 723 6500
adresse postale:
Caméra Sud
c/o La Planète Bleue
rue d'Octodure 23
1920 Martigny




7 juin 2006, 20 heures, scène du Manoir de la Fête des Cinq Continents à Martigny
Vive et enthousiaste, Jocelyne Saab avoue devoir brider sa spontanéité lorsqu'elle parle de «Dunia», le film qu'elle a tourné l'année dernière au Caire et qui a provoqué un véritable séisme politique et médiatique en Egypte. Il faut dire que derrière ses allures de mélodrame flamboyant dans la grande tradition du cinéma égyptien, «Dunia» aborde un thème aussi sensible et délicat que le désir féminin et sa négation la plus brutale, l'excision. Cela lui a valu des attaques féroces de la part des milieux intégristes qui n'ont pas supporté qu'une femme, de surcroît étrangère (elle est d'origine libanaise) s'attaque à des sujets aussi tabous. Et ils ont décidé de tout faire pour empêcher la sortie du film, qui a pourtant obtenu le feu vert de la censure et a été acheté par la télévision nationale égyptienne. Pourtant, «Dunia» n'a rien d'un film militant ou provocateur. C'est au contraire une oeuvre d'une grande délicatesse, un hymne à la beauté et à la sensualité d'un Orient des Mille et Une Nuits face à l'oppression et au désir mutilé.
La Liberté


Dunia avec le Dr Beshir

Jocelyne Saab

Dunia


Synopsis


Ayant achevé ses études de littérature au Caire, la jeune Dunia se cherche. Elle veut devenir danseuse professionnelle à l'instar de sa mère disparue, et rencontre au cours d'une audition le Dr Beshir, homme de lettres illustre. Entre-temps son amoureux fait pression. Elle l'épouse sans désir aucun. Elle ne l'éprouvera qu'après avoir découvert avec le Dr Beshir le plaisir des sens, tissé lui même dans le plaisir des mots.

Ce film illustre une interrogation récurrente du cinéma contemporain, d'où que celui-ci provienne. Comment façonner un récit plaisant qui dise simultanément quelque chose du réel ambiant, tout en évoquant quelques thèmes importants de l'heure (ici le rôle des femmes dans la société locale traditionnelle, et l'excision pratiquée sur les jeunes filles)? Dunia peut être perçu comme un modèle du genre. De ses acteurs immanquablement beaux à la manière de filmer choisie par la réalisatrice, qui multiplie les longs plans séquences sur son héroïne en train de danser sur fond de rêves intimes et de citations littéraires sensuelles, le film dessine une Egypte qui campe à mi-chemin de ses évidences crues et des idéaux que ses artistes lui souhaitent.



Fiche technique



Affiche


Le film sort cet automne et il n'existe pas encore d'affiche. Aussi avons-nous du en créer une:

 

Sources et autres liens