«Il n’est pas sûr que l’on puisse parler de
subversion (ou de provocation) envers le rigorisme
du monde arabe. C’est plutôt de progression
logique qu’il s’agit là. Au lieu de se cogner la tête
contre les quatre murs où elle est enfermée et
seule, la jeune veuve fuit. Et en fuyant, elle se
trouve, s’extériorise, exprime sa nature profonde,
au mépris des conventions.»
Lilia est pour tous une « femme rangée », une mère ordinaire. Elle vit à Tunis avec sa fille Salma, adolescente, qu’elle élève seule depuis la mort de son mari. Par un concours de circonstances et pour protéger sa fille qu’elle croit à la dérive, Lilia se rend un soir dans un cabaret, le « Satin Rouge ». Un monde nouveau s’ouvre à elle, attirant et inquiétant à la fois, celui de la nuit, de la danse et des plaisirs. Elle ne peut s’empêcher d’y retourner et se retrouve, au fil des nuits « danseuse de cabaret ». Par la danse, elle redécouvre ses désirs enfouis sous des années de devoirs. Elle va basculer de l’exemplaire mère de famille, qu’elle n’est plus tout à fait, à la femme de la nuit qu’elle n’est pas encore.